Il y a du de Gaulle chez Lisnard

Retour sur le discours prononcé par David Lisnard, le 17 juin 2026 à Bayeux, consacré aux institutions.

Pascal BILLAT

6/18/20262 min read

Comme le Général de Gaulle en son temps, il place la question institutionnelle au cœur de la capacité française à agir. Une démocratie ne tient pas seulement à ses procédures ; elle repose sur la confiance des citoyens, sur la clarté des responsabilités et sur une autorité politique capable de décider et d’assumer. Restaurer la puissance de l’État, réconcilier les Français avec leurs institutions et libérer les énergies nationales participent d’une même ambition : rendre à la France les moyens de sa grandeur.

La grandeur française n’est pas une nostalgie. Elle est une exigence. Elle ne consiste pas à regarder hier avec mélancolie, mais à croire encore en demain. Elle suppose de transmettre une nation plus forte, plus souveraine et plus confiante à ceux qui viendront après nous.

À Bayeux, David Lisnard a voulu rappeler une évidence : les grandes périodes de notre histoire commencent souvent par un acte de volonté. En 1940, le Général de Gaulle refusa le renoncement. En 2026, dans cette même ville chargée de mémoire, c’est la même volonté qui est invoquée : celle de ne jamais accepter que la France soit condamnée à s’effacer.

Lien de la vidéo du discours de David Lisnard, le 17 juin 2026 à Bayeux.

Discours de David Lisnard à Bayeux sur les institutions

Il y a des lieux où l’histoire oblige. Bayeux est de ceux-là. C’est dans cette ville libérée dès le 7 juin 1944 que le Général de Gaulle prononça, le 16 juin 1946, un discours fondateur consacré aux institutions de la France d’après-guerre. Quatre-vingts ans plus tard, le 17 juin 2026, David Lisnard a choisi ce même cadre pour parler à son tour de l’avenir de nos institutions, à la veille de la commémoration de l’Appel du 18 juin 1940.

Le symbole n’est pas anodin. Car, au-delà des circonstances et des époques, une même conviction traverse ces deux moments : une nation ne peut vivre durablement dans le doute d’elle-même. Elle ne peut accepter l’affaiblissement de son autorité, l’effacement de sa voix, ni le renoncement à ce qu’elle est.

En 1940, alors que la France semblait vaincue, le Général de Gaulle refusa l’idée d’une fatalité nationale. Il porta une certaine idée de la France : celle d’un pays capable de se relever, de retrouver son indépendance et de reprendre son destin en main. À Bayeux, en 1946, il appelait déjà à des institutions solides, capables d’incarner la continuité de l’État et de donner au pouvoir politique la force nécessaire pour servir l’intérêt général.

C’est dans cet héritage que David Lisnard inscrit sa démarche. Président de Nouvelle Énergie et candidat à l’élection présidentielle de 2027, il défend l’idée que la France doit sortir d’une forme de résignation collective. Son message repose sur un refus : celui de considérer que le déclin serait inéluctable, que l’impuissance publique serait une donnée permanente, ou que notre pays devrait s’habituer à perdre progressivement sa maîtrise de son destin.

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