La singularité de David Lisnard dans le paysage politique

Décryptage de l'interview donnée par David Lisnard dans le Journal du Dimanche du 9 août 2026

DAVID LISNARDNOUVELLE ENERGIEELECTION PRÉSIDENTIELLE

Pascal BILLAT

8/9/20264 min read

À mesure que l’élection présidentielle approche, le paysage politique déborde de slogans faciles, de promesses déconnectées et de calculs d'appareils. Dans ce contexte, l'entretien accordé ce dimanche par David Lisnard au Journal du Dimanche offre un contraste saisissant avec l'offre politique habituelle.

Qu’il s'agisse du fond de son projet ou de la forme de ses propos, le maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie trace une ligne de démarcation claire, cohérente et crédible face aux autres candidats déclarés.

Sur le fond, d’abord, il a le courage de dire la vérité (quitte à déplaire, parfois, notamment à ceux qui attendent tout de l’État) et, contrairement aux propositions incantatoires ou aux ajustements technocratiques de ses concurrents, David Lisnard pose un diagnostic lucide et apporte des réponses ancrées dans l'expérience, même si certains lui reprochent qu’elle ne soit, à ce stade, que locale.

Ainsi, il sonne définitivement la fin du tabou de l’État-providence. Là où d'autres candidats promettent toujours plus de dépenses publiques et de chèques d'État, David Lisnard tranche net : "Le modèle de l'État-providence est mort". Il dénonce un système devenu un "aspirateur à pauvreté" qui étouffe le travail, décourage l'investissement et alimente l'immigration incontrôlée.

Et, au-delà du diagnostic qu’il pose avec justesse, il apporte la preuve de l’efficacité de son action à travers son bilan municipal. Face aux candidats théoriques ou aux politiciens de carrière parisiens, David Lisnard s'appuie sur des résultats concrets. À Cannes, la dette a été réduite de 84 millions d'euros en douze ans et la fiscalité locale a baissé de 3,6 %, tout en diminuant le nombre d'agents de 20 % et en revalorisant les salaires de ceux qui restent. Ce n'est pas une promesse de papier, ni de la poudre de perlimpinpin, c'est un résultat tangible et vérifiable.

Dans la même veine, il promeut une rupture administrative et le bon sens de terrain. L'interview illustre à quel point la bureaucratie asphyxie la France (gestion des mégafeux de forêt entravée par des normes, retard intolérable dans la livraison des Canadairs, tutelle étouffante de Bercy sur les collectivités) et propose de désencrasser l'État pour le recentrer sur ses missions régaliennes fondamentales : sécurité, justice, éducation, santé. 

Sur les sujets sensibles, qui sont au cœur des préoccupations des français, il fait preuve d’une fermeté réaliste sur l'immigration et la sécurité. Loin de la démagogie de "l'immigration zéro" ou des incantations stériles, il propose des leviers juridiques et constitutionnels précis : fin de la demande d'asile sur le territoire national au profit des consulats extérieurs, rétablissement du délit de séjour irrégulier, expulsion systématique des fichés S étrangers et exécution réelle des peines.

Enfin, en libéral assumé, il fait le choix de la responsabilité individuelle en s'attaquant, par exemple, au dogme destructeur de la "gratuité" (cantines, transports) qui infantilise et dévalorise le service public, et il propose d'inscrire le principe de responsabilité dans la Constitution à la place du principe de précaution qui paralyse l'innovation.

​​Sur le plan du style et de la posture, David Lisnard se distingue tout autant par une authenticité devenue rare en politique.

En se déclarant comme "le candidat du pays réel", il rappelle son choix délibéré de ne pas cumuler les mandats parisiens ou parlementaires pour rester ancré dans sa ville et au contact des maires de France et s'impose naturellement comme la voix des territoires face au microcosme techno-bureaucratique.

Il use aussi d’un langage de vérité sans trémolos. Pas de grandiloquence, pas d'effets de manche ou de fausses promesses. Le ton est calme, structuré, chirurgical et fondé sur les faits. Ce qui ne l’empêche pas de faire preuve, à la fois, de lucidité et de fermeté lorsqu’il dénonce le "théâtre de la fausse rigueur" des gouvernements successifs.

Enfin, et alors qu’il est souvent présenté comme un candidat isolé et enfermé dans un créneau étroit qu’est le libéralisme, il montre un esprit de rassemblement méthodique. Alors que la droite risque le piège de la dispersion, David Lisnard réitère son soutien à une grande primaire ouverte à tous ceux qui rejettent à la fois la gauche radicale et le Rassemblement National. Il ne fait pas de la politique un spectacle narcissique, mais une compétition d'idées où le projet prime sur les ego.

Pour tout vous dire, je n’avais pas besoin de cet article du Journal du Dimanche pour être convaincu de la pertinence de la candidature du président de Nouvelle Énergie à l’élection présidentielle. Il ne s’agit donc, pour moi, que d’une confirmation. Car je suis persuadé, depuis longtemps, que face aux dérives d’un État impotent et à la surenchère populiste, David Lisnard incarne une vraie force de conviction, de responsabilité et de bilan. Il ne cherche pas à plaire au microcosme mais à redonner le pouvoir aux Français. C'est précisément cette alliance de la rigueur budgétaire, du bon sens territorial et de la clarté idéologique qui fait de lui, à mon sens, le candidat le mieux armé pour redresser le pays. Celui qui, dans un paysage politique morcelé, représente la plus belle espérance pour reconstruire une grande France.

l'esprit DAUMESNIL

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