Salaires, aides publiques et pseudo bonne conscience : pourquoi David Lisnard ose dire ce que les politiques n’osent pas faire.
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POLITIQUEDAVID LISNARDNOUVELLE ENERGIE


Depuis des années, le débat public sur le pouvoir d’achat tourne en rond. À chaque difficulté, la même réponse revient, dans un réflexe pavlovien : une prime, une aide ciblée, un nouveau dispositif financé par l’État. Prime d’activité, primes exceptionnelles, aides temporaires, subventions conditionnelles… En France, l’intervention publique sur les salaires est devenue l’alpha et l’oméga de l’action politique. Et pourtant, le malaise persiste : revenus nets durablement faibles, trappes à bas salaires, complexité administrative croissante et sentiment diffus que le travail ne paie jamais vraiment plus.
Ce paradoxe n’est pas un accident. Il est le fruit d’un choix politique cynique : préférer la redistribution visible à la réforme structurelle, l’aide ponctuelle à la baisse durable du coût du travail. Or, comme de nombreux travaux économiques l’ont montré, réduire les cotisations sociales sur les bas salaires est bien plus efficace, à budget constant, que multiplier les compléments de revenus. La raison est simple : une baisse de cotisations agit directement sur la décision d’embauche, sur le niveau des salaires proposés et sur la capacité des entreprises à faire évoluer les carrières. À l’inverse, les aides ciblées, comme la prime d’activité, corrigent a posteriori les effets d’un système trop coûteux, sans jamais en traiter la cause.
En subventionnant les bas salaires plutôt qu’en allégeant les charges qui pèsent sur eux, l’État crée des trappes à bas revenus. Chaque hausse de salaire brut entraîne la perte d’une partie de l’aide, décourageant les augmentations, les heures supplémentaires et parfois même la progression professionnelle. Le pouvoir d’achat est maintenu artificiellement, mais le salaire reste bas, la fiche de paie ne progresse pas et les droits sociaux – retraite, chômage – s’en trouvent fragilisés.
Pour faire un parallèle avec quelques récentes lectures, ce mécanisme illustre parfaitement ce que la talentueuse philosophe, Julia de Funès, décrit, dans d’autres domaines, comme les dérives de la bien-pensance contemporaine : une politique qui se donne bonne conscience à force d’interventions morales et financières, sans jamais interroger l’efficacité réelle de ses choix. Distribuer des aides permet de « faire le bien » immédiatement, de communiquer, de rassurer. Réformer en profondeur suppose au contraire d’accepter le conflit, l’incompréhension et le risque politique. C’est immédiatement moins gratifiant, mais plus responsable.
Dans le paysage politique français, tous bords confondus, la position de David Lisnard tranche nettement. Radicalement, oserais-je même dire.
En défendant la baisse des impôts et des cotisations plutôt que l’empilement de primes, il s’attaque aux fondamentaux : le coût du travail, la lisibilité du système, la responsabilité des acteurs économiques. Il assume une vision libérale dans un pays qui a fait de ce mot un épouvantail, souvent par méconnaissance de ce qu’il promeut, parfois par dogmatisme lorsqu’on se déplace vers la gauche de l’échiquier politique. Car le libéralisme, que défend David Lisnard, n’est ni l’abandon des plus faibles, ni la loi du plus fort, mais la conviction qu’un système plus simple, plus clair et moins confiscatoire est, à long terme, plus protecteur socialement.
Un tel positionnement exige du courage, c’est-à-dire une qualité devenue rare en politique. Réduire les aides, fusionner des dispositifs, baisser les charges plutôt que créer une nouvelle prime, c’est accepter de perdre les bénéfices politiques immédiats d’un interventionnisme dispendieux mais visible. C’est renoncer aux « chèques » et aux annonces, pour privilégier des règles stables, moins spectaculaires mais plus efficaces. C’est aussi rompre avec une forme de clientélisme de la complexité, où chaque aide crée sa dépendance et ses intermédiaires.
David Lisnard - Vœux de Nouvelle Energie - Maison de la Mutualité à Paris - 20/01/2026
Dans un pays qui confond trop souvent protection sociale et omniprésence de l’État, David Lisnard rappelle une évidence oubliée : le meilleur moyen de protéger durablement le travail, c’est de le rendre viable sans perfusion permanente. Redonner de la valeur au salaire plutôt qu’aux aides, faire confiance à la création de richesse plutôt qu’à sa redistribution fragmentée.
Voilà une ligne politique cohérente, exigeante, et profondément à contre-courant de ce qu’ont fait nos dirigeants au cours des dernières décennies. C’est précisément pour cela qu’un tel projet politique de rupture mérite d’être promu et connu.
C’est aussi pour cela que je m’engage et que je soutiens David Lisnard. De toutes mes forces !
